
Samuel Audet
Étudiant au doctorat
Université de Montréal
Samuel Audet est étudiant au doctorat en physique à l’Université de Montréal. Il y a complété une maîtrise sous la supervision d’Arthur Lalonde, où ses travaux portaient sur la modélisation Monte Carlo d’un appareil de radiothérapie FLASH à ultra-haut débit de dose. Il a ensuite exercé comme physicien médical au Centre régional de radio-oncologie de Rouyn-Noranda entre 2024 et 2025, contribuant aux activités cliniques en radiothérapie. Il poursuit actuellement ses études doctorales à l’Université de Montréal, où ses travaux de recherche portent sur l’accélération des plans de traitement en radiothérapie par modulation d’intensité volumique (VMAT) dans le contexte de la radiothérapie adaptative (ART). Ses recherches visent à intégrer des approches d’intelligence artificielle afin d’optimiser et de rendre plus efficaces les processus de planification en radiothérapie.
Publication
Phys. Med. Biol. 70, 2025, 085002
Résumé:
La radiothérapie FLASH (FLASH-RT) est une modalité émergente exploitant des faisceaux à ultra-haut débit de dose (UHDR), capable de préserver les tissus sains tout en maintenant une efficacité tumorale élevée. Toutefois, la modélisation précise du spectre en énergie des électrons demeure un enjeu clé pour assurer des calculs de dose fiables, en particulier pour les accélérateurs compacts UHDR dépourvus d’aimants de courbure. Ce travail propose une nouvelle méthode basée sur la physique, intitulée Physics-based Energy Spectrum Optimization (PESO), pour reconstruire le spectre énergétique des électrons à partir de contraintes physiques explicites. Contrairement aux approches conventionnelles telles que le recuit simulé et la régression gaussienne, PESO guide l’optimisation vers des solutions physiquement plausibles. La méthode a été validée à l’aide de mesures par films radiochromiques dans des fantômes d’eau solide, pour différents applicateurs, en modes conventionnel et FLASH. Les résultats montrent que PESO améliore la précision dosimétrique pour les faisceaux de 6 MeV et offre des performances comparables ou supérieures pour les faisceaux de 9 MeV, tout en étant plus robuste aux incertitudes expérimentales. En intégrant des contraintes physiques au cœur de l’optimisation, cette approche renforce la fiabilité de la modélisation des faisceaux UHDR et représente une avancée significative vers l’implantation clinique de la radiothérapie FLASH.
















